Ça bouge trop vite pour être regardé.
“Si vous ne le fuyez pas et n’essayez pas de lui faire face, il vous dévore.”
Il s’agit d’Ecologio Cabrera, 86 ans. Il se tenait dans une salle de sport à Vilamanta, à des kilomètres de chez lui à l’ouest de Madrid, regardant sa vie se réduire à tout ce qu’il pouvait emporter. Lui et ses voisins utilisaient des tuyaux d’arrosage. Les pompiers sont arrivés. Ils ont ordonné à tout le monde de sortir. L’eau ne voulait rien dire.
Les incendies dans le sud de l’Europe ne sont pas seulement graves. Ils brisent les systèmes.
Que se passe-t-il actuellement à Madrid
Trois incendies distincts à l’ouest de Madrid ont fusionné. Ils forment désormais un seul front massif. C’est “au-delà des capacités” des pompiers sur le terrain, selon Carlos Novillo, chef de la gestion des urgences de Madrid. Vous ne pouvez pas attaquer un incendie aussi important sur ce terrain. Vous défendez. Vous tenez la ligne. Ou tu cours.
Les autorités espagnoles ont déclaré l’état d’urgence nationale.
- 25 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer immédiatement.
- 40 000 personnes doivent rester à l’intérieur.
- L’incendie se dirige vers Robledo de Chavela et Fresnedilla de la Olivia, à environ 50 kilomètres de la capitale.
La présidente de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, l’a qualifié de “pire incendie de l’histoire de la région”. Elle a cité une tempête parfaite. Températures élevées. Vent implacable. Plusieurs fronts fusionnent. Le Premier ministre Pedro Sánchez visite samedi le centre de coordination. Il a appelé vendredi les citoyens à la prudence. Les gens vivent quelque chose de dramatique.
Un suspect a été arrêté. Un autre fait l’objet d’une enquête. L’incendie de Burgohondo pourrait être dû à une négligence impliquant des machines lourdes. Les restrictions étaient en place. Quelqu’un les a ignorés. Ou peut-être qu’ils ne l’ont pas fait. Nous ne le savons pas encore.
Pourquoi les chiffres d’évacuation en France sont si élevés
Passez au sud-ouest de la France. Les chiffres sont stupéfiants.
Environ 200 000 personnes ont été évacuées en Gironde et dans les Landes. Ce n’est pas une faute de frappe. Cela représente un quart de million de personnes qui fuient pour sauver leur vie.
L’incendie de la Gironde a ravagé 19 000 hectares de forêt. Quatre-vingts maisons ont disparu. Des villes entières près de Bordeaux – Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc et deux autres – ont été évacuées de manière préventive. Cinquante-huit mille habitants sont partis samedi matin. Par précaution. Parce que le vent change. Et quand le vent change, le feu saute.
Le Cap Ferret, cette longue et mince péninsule, était vidé. Des centaines de personnes se sont enfuies par bateau. La population y est généralement de 8 000 habitants. En été ? Quatre-vingt mille. L’infrastructure n’a pas été conçue pour cette vitesse.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’a qualifié d'”incendie XXL”. Il a dit que c’était autonome. Il génère sa propre météo. Il a changé de direction vendredi soir, se dirigeant vers l’est en direction de Bordeaux. Cinquante pompiers ont été blessés. Ils se réorganisent. J’essaie de l’empêcher d’engloutir la ville.
Le président Emmanuel Macron a mobilisé les militaires. L’échelle nécessite des bottes sur le terrain. Beaucoup d’entre eux.
Pourquoi ces incendies sont plus difficiles à arrêter
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les incendies de forêt modernes brûlent différemment de ceux des documentaires plus anciens ?
Ce n’est pas seulement la chaleur. C’est l’humidité – ou son absence.
L’Europe se réchauffe deux fois plus que la moyenne mondiale depuis les années 1900. La végétation est très sèche. Cela agit comme du petit bois. Il faut encore une étincelle. Foudre. Une cigarette jetée. Des étincelles de machinerie lourde. Mais une fois qu’il attrape ? Ça marche.
L’Agence européenne pour l’environnement affirme que le changement climatique a accru le risque d’incendies de forêt. Surtout dans le sud.
Regardez l’Italie. La Sicile a perdu un pompier cette semaine. Les incendies y sont également violents.
L’UE a envoyé des avions et des hélicoptères. Ils aident. Ils tombent retardateur. Mais la réalité du terrain est plus dure. La sécheresse permet aux incendies de se propager la nuit. Ils ne refroidissent pas. Ils ne dorment pas. Marc Vermeulen, le chef des pompiers, a déclaré que les conditions étaient pires qu’en 2022. Il a connu de mauvaises années. C’est différent.
Ce que cela signifie pour l’avenir
Nous brûlons plus de terres cette année que la moyenne annuelle sur 20 ans. Il suffit de regarder les graphiques du système européen d’information sur les incendies de forêt. La tendance est claire. Les lignes montent.
“Le changement climatique a accru le risque d’incendies de forêt en Europe.”
Ce n’est plus une prédiction. C’est la ligne de base.
L’erreur humaine déclenche de nombreux incendies. Mais les conditions météorologiques extrêmes les amplifient. Cela rend le confinement presque impossible. Les outils que nous utilisions il y a dix ans ne suffisent plus aujourd’hui. Nous avons besoin de stratégies différentes. Des évacuations plus rapides. Des bâtiments plus solides. Peut-être moins de monde dans les zones à risque ?
Personne n’a la réponse. La fumée finit par se dissiper. Les cicatrices demeurent.































