Lichen du renne : cet aliment de base de l’Arctique à croissance lente qui alimente les écosystèmes du Nord

4

Si vous avez déjà traversé les toundras des hautes latitudes de la Scandinavie ou du nord du Canada, vous les avez probablement enjambées. Ce n’est pas une plante. Il s’agit d’un organisme composite, un survivant obstiné du gel, connu sous le nom de lichen du renne (Cladonia rangiferina ).

Ce lichen fruticuleux, c’est-à-dire qu’il a une structure touffue et ramifiée, domine de vastes étendues de la toundra et de la taïga arctiques. Cela ne pousse pas tranquillement. Il couvre d’immenses superficies et sert de principal pâturage d’hiver aux rennes, aux caribous, aux bœufs musqués et, occasionnellement, à l’orignal. Sans cela, la chaîne alimentaire dans ces zones gelées s’effondre.

Le nom s’applique aussi vaguement à son proche parent, Cladonia portentosa, mais lorsque les gens parlent du lichen qui maintient en vie les troupeaux du Nord, ils parlent généralement de Cladonia rangiferina.

L’anatomie d’un survivant symbiotique

Il est dressé et mesure jusqu’à 8 cm de haut. Chaque branche principale se divise en trois ou quatre branches plus petites, créant une géométrie complexe semblable à celle d’un corail.

Sa couleur change avec les saisons et l’humidité. Regardez attentivement et vous pourriez voir une teinte vert pâle, brun-gris ou blanchâtre poussiéreuse. Mais la couleur n’est que la surface. Le corps de ce lichen est un partenariat. Il est formé de la symbiose d’un ou deux champignons et d’un partenaire photosynthétique.

Ce partenaire est une algue verte unicellulaire appelée Trebouxia. Le champignon apporte structure et protection. Les algues fournissent du sucre grâce à la photosynthèse. Ensemble, ils survivent là où rien d’autre ne peut le faire.

Pourquoi la croissance du lichen du renne est si lente

En Scandinavie, les humains ont toujours utilisé ce lichen pour fabriquer de l’alcool. Le processus est difficile. Le rendement est faible. La raison est simple : la croissance du lichen du renne est atrocement lente.

Il ne pousse que de 3 à 5 mm par an. Cela représente 0,12 à 0,2 pouces.

Ce taux de croissance lent crée un goulot d’étranglement pour quiconque tente de le récolter commercialement. Vous ne pouvez pas le cultiver rapidement. Vous ne pouvez pas le forcer à croître plus vite. Vous devez attendre. Des décennies. Peut-être des siècles. Cette rareté explique pourquoi le lichen du renne n’a jamais été une culture mondiale majeure, malgré son abondance dans des zones géographiques spécifiques.

Quand pousse-t-il ?

Il n’est pas actif toute l’année. Les périodes de croissance les plus rapides se produisent au printemps et à l’automne.

Pourquoi alors ? En raison de l’humidité élevée et des températures fraîches. Le lichen a besoin d’humidité pour activer ses partenaires fongiques et algales. L’été est souvent trop sec. L’hiver est trop froid. Les saisons intermédiaires offrent le point idéal.

Où prospère le lichen du renne ?

Il est abondant dans les terres arctiques. Plus précisément, il prospère dans les écosystèmes de la toundra et de la taïga du nord. Il s’agit de régions froides, dépourvues d’arbres (ou peu boisées), où le sol est souvent constitué de pergélisol.

Les rennes creusent la neige pour le trouver. En hiver, lorsque les graminées sont enfouies sous la glace et la neige, ce lichen reste accessible. C’est la différence entre la famine et la survie pour de nombreux herbivores arctiques.

Vue d’ensemble

Lichen du renne

попередня статтяThe Original X-Men : rencontrez la puissance adolescente qui a tout déclenché
наступна статтяObservation du ciel d’octobre : Planet Party et Halley’s Comet Dust