La Chine a testé avec succès un nouveau système d’énergie éolienne aéroporté (AWES) – une éolienne volante de classe mégawatt – démontrant un bond en avant potentiel dans la production d’énergie renouvelable. Le système expérimental, développé par Beijing Linyi Yunchuan Energy Technology, utilise un dirigeable rempli d’hélium pour exploiter des vents plus forts et plus constants à haute altitude.
Exploiter les vents de haute altitude
Le S2000 AWES, comme on appelle le système, est essentiellement un dirigeable équipé de 12 éoliennes. Contrairement aux parcs éoliens traditionnels au sol ou en mer, cette approche exploite des vitesses de vent stables à des milliers de pieds dans les airs. Les turbines convertissent cette énergie cinétique en électricité, qui est ensuite transmise par un câble d’attache jusqu’au sol pour être distribuée.
Lors d’un récent vol d’essai dans la province du Sichuan, le S2000 a généré 385 kilowattheures d’électricité à une altitude de 6 560 pieds (2 000 mètres). Cette production est suffisante pour alimenter un foyer américain moyen pendant environ deux semaines. Le système a une capacité de puissance totale de 3 mégawatts et mesure 197 pieds de long, 131 pieds de haut et 131 pieds de large.
Applications potentielles et avantages
Les développeurs envisagent deux applications principales pour cette technologie. Premièrement, cela pourrait fournir une source d’énergie fiable pour les emplacements hors réseau comme les avant-postes éloignés. Deuxièmement, il pourrait compléter les parcs éoliens au sol existants, créant ainsi une approche tridimensionnelle plus globale de la production d’énergie. Cela est particulièrement pertinent pour les pays disposant de terres limitées ou de fonds marins peu profonds pour les parcs éoliens conventionnels, comme de nombreux pays européens et le Japon.
Pourquoi est-ce important : Le développement traditionnel de l’énergie éolienne nécessite de vastes étendues de terrain ou un accès à des sites offshore. Le S2000 offre une solution pour les régions à contraintes énergétiques, en libérant des ressources éoliennes auparavant inaccessibles.
Défis et considérations
Bien que prometteur, le concept AWES se heurte à plusieurs obstacles. Le long câble d’attache – mesurant jusqu’à 2 000 m – présente des risques potentiels pour la sécurité du trafic aérien. Les autorités aéronautiques, comme la Civil Aviation Authority du Royaume-Uni, exigent des permis pour les ballons captifs au-dessus de certaines altitudes afin d’atténuer ces dangers.
De plus, l’entretien et la réparation d’une turbine volante seront complexes et coûteux. Contrairement aux éoliennes standards, le S2000 devra retourner au sol pour chaque service, ce qui soulève des défis logistiques. La stabilité et la longévité de l’attache elle-même nécessiteront également des tests rigoureux.
L’avenir de la densité de l’énergie éolienne
L’efficacité de l’énergie éolienne est directement liée à la densité de l’énergie éolienne, qui augmente à des altitudes plus élevées. Omnidea estime que la densité de l’énergie éolienne est multipliée par six entre 328 et 8 200 pieds (100 et 2 500 m). Cela suggère que les éoliennes volantes, comme la S2000, pourraient améliorer considérablement la récupération d’énergie.
Pour le contexte : Les éoliennes offshore modernes repoussent déjà les limites de l’échelle, certaines dépassant 600 pieds de hauteur. Des modèles d’éoliennes flottantes font également leur apparition, mais les systèmes aéroportés captifs offrent une approche fondamentalement différente pour capter l’énergie éolienne.
Le S2000 représente une expérience audacieuse en matière d’innovation en matière d’énergies renouvelables. Si ces défis d’ingénierie et de sécurité peuvent être surmontés, cela pourrait remodeler la façon dont les pays produisent de l’électricité, en particulier ceux qui disposent d’options géographiques limitées pour les parcs éoliens traditionnels.



















